Enfants de parents dieux – Introduction

A nous enfants de parents dieux, manipulateurs, dominateurs

A nous enfants-adultes remplis de colères

A nous adultes et à notre avenir

Le monde est cruel, le monde est une jungle dans laquelle l’homme est un loup pour l’homme. Nous l’avons appris dès notre plus jeune âge, au sein même de nos familles, sans nous en rendre compte.

« si je devais choisir entre des violences physiques ou des violences verbales, je préférerais être battu sans hésiter. Les marques sont visibles. Or tout ce qui est dit, ça vous rend fou. Les blessures sont invisibles et personne ne s’en occupe. De vrais bleus guérissent plus vite que les traces des insultes. »

Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous travaillons à changer notre présent et notre avenir. Nos changements comportementaux sont faits avant tout pour nous.

Cet article s’adresse aux enfants devenus adultes émotionnellement handicapés.

Si vous pensez comme nous au sujet de vos parents, vous pouvez être concernés :

« c’est comme s’il avait pris ma vie en main. »

« Ils m’étouffent avec leurs bonnes intentions ».

« Elle est sans cesse à me critiquer et à vouloir me dire comment vivre ma vie, voire à décider à ma place, depuis toujours. Si elle pouvait respirer pour moi, elle le ferait. »

« Elle est toujours à répéter ses conseils sans fin. J’ai fini par me demander si elle cherchait à me persuader ou à se persuader que ce qu’elle avait décidé était bien. »

« C’est comme si nous n’avions pas le droit d’exister. Habille toi comme ceci, mange cela, va là, fais ceci…»

etc..

Si vous avez entendu ce type de phrases, vous êtes concernés :

« Ne dis rien aux autres sur ce qui se passe à la maison. Tu ne dois pas parler aux autres de tes problèmes. »

« Quand tu parles avec les autres, fais comme si je n’existais pas. Tu ne dis rien sur moi ni sur ce que tu fais avec moi. »

Nous tenons à nos parents, mais aujourd’hui ce n’est plus au prix de nos vies.

Nous tenons à les remercier pour tous les efforts qu’ils ont fait pour nous élever et pour leur protection tant bien matérielle que physique. Nous sommes parfaitement conscients qu’il existe des parents qui sont pires que les nôtres. Cela ne nous console pas et il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui nous voulons prendre nos vies en main entièrement et pour cela, devenir autonomes émotionnellement. Nos décisions sont nôtres, notre temps est nôtre, notre énergie est nôtre, nos réflexions sont nôtres.

Nous avons toujours pris nos responsabilités sans rien leur demander. Nous sommes nous et personne d’autre, avec nos personnalités, nos propres angoisses, nos propres tristesses, nos propres joies, nos propres buts et par dessus tout nos propres goûts.

Nous sommes 7 hommes et femmes qui nous sommes rencontrés au bord du gouffre, complètement épuisés, malades, en colère, brisés en mille morceaux. Un suicide collectif ? Nous y avons pensé sérieusement. Même seuls en fait. Mais voilà, le suicide est à nos yeux soit un crime, soit pour les faibles, soit les 2 à la fois. Nous avons refusé de baisser les bras. La vie vaut la peine d’être vécue. Mourir est si facile !

Baisser les bras est si facile ! Nous, nous avons décidé de nous relever et de vivre.

Il y a eu des crises de larmes, des peines, des douleurs atroces, des maladies graves ; il y a eu des crises de nerfs, des doutes, des peurs. Nous avons dépassé toutes nos limites.

Il nous a fallu rassembler tout notre courage pour affronter notre passé et notre présent, pour nous faire face et pour faire face à nos parents. Nos âges vont de 26 ans à 57 ans. Et quel que soit notre âge, nous en avions assez de notre vie telle qu’elle était.

Et c’est normal avec notre histoire. Et c’est compatible avec nos caractères qui ont été façonnés à l’image des parents depuis l’enfance. Parce que nous trouvions cela normal, nous avons accepté tout jusqu’au bout.

Or, nous avons appris que ce que nous avons vécu et ce que nous vivions il y a encore 3 ans, n’est pas normal.

Finalement, nous avons traversé le plus gros de l’épreuve tous ensemble et nous avons pensé écrire cet article pour tous les adultes-enfants qui nous ressemblent.

Vous aurez peur. Vous devrez accepter vos responsabilités et celles de vos parents. Vous devrez accepter une réalité qui fait souffrir d’abord. En chemin vous douterez de vos choix, vous vous demanderez « A quoi bon si tard ? »; nous vous répondons que vous le faites pour vous, pour vivre heureux, pour réaliser vos projets, vos rêves, pour être avec les autres ; pour être capables d’aimer et d’être aimés sans faire vivre à votre entourage l’enfer que vous avez connu.

Le conseil que nous avons entendu le plus souvent fut de « couper les ponts ». En fait, l’indépendance émotionnelle n’implique pas que nous nous séparions de nos parents. Nous pouvons être nous-mêmes et laisser nos parents être eux-mêmes. Ce ne sera ni facile ni évident au début. Cela prendra du temps, mais c’est tout à fait réalisable. Nous en sommes les preuves vivantes.

Si nos parents n’aiment pas ce que nous faisons, ce que nous pensons ou comment nous sommes, il y aura toujours une limite dans nos relations avec eux. Et même si certaines de nos croyances sont identiques à celles de nos parents ou si notre comportement remporte leur approbation, il est essentiel de faire nos propres choix et de nous sentir libres d’être ou non d’accord avec eux.

Par ailleurs, il est important de prendre conscience que les parents sont autant responsables de ce qu’ils ont fait que de ce qu’ils n’ont pas fait.

En apprenant davantage sur leur passé et leur vécu, nous avons fini par comprendre que nos parents n’étaient pas capables de faire face à leurs propres difficultés et pour la majorité d’entre nous, nous en avons ressenti de la compassion.

Cependant spéculer sur les intentions des parents est une perte de temps et d’énergie. Leur en vouloir et les haïr aussi. Ces sentiments nous épuisent davantage et nous détruisent. Ils n’apportent rien de bon. Nous avons tous éprouvé de la colère envers eux sans aucun résultat positif pour nous. Or, si nous écrivons ceci, c’est parce que nous voulons changer nos vies et vivre et non pas nous figer dans le temps.

« Que pouvons-nous faire ici et maintenant ? pour nous ? pour changer »

Thomas: “j’aspire à autre chose qu’appeler tous les jours mon père et passer tout mon temps libre avec lui.”

Michael: “j’en ai marre de passer tout mon temps au téléphone avec ma mère et d’être sa boîte à outils pour résoudre ses problèmes.”

Lynda: “je veux voyager sans mes parents pendant mes vacances et rencontrer du monde.”

Fleur: “dès que je veux faire quelque chose, ma mère doit valider. Du coup je ne fais plus rien. Ça m’énerve.”

Jusqu’en 2016, nous n’avons pas osé être nous-même, dire à voix haute nos opinions, exister pour nous. Nous étions terrifiés à l’idée de passer pour des monstres ou à celle de perdre nos parents. Mais un jour ils ont dépassé les bornes, au delà du supportable et nous avons craqué. Certains d’entre nous, en larmes, sont allés chercher un psychologue. Après plusieurs différentes consultations pendant lesquelles nous avons parlé de choses qui n’avaient rien à voir avec notre souffrance personnelle, nous avons trouvé celui ou celle qui correspondait à chacun d’entre nous. Et depuis, ces séances nous ont été d’une très grande aide pour nous reconstruire, pour nous comprendre, pour comprendre et accepter nos parents tels qu’ils sont et faire les premiers pas vers notre nouvelle vie.

Gardez bien à l’esprit que nos parents ne sont pas des monstres. Ils ont juste des failles plus grandes et des défauts plus grands que les autres parents.

Nous conseillons à tous ceux qui désirent vivre autre chose que cette vie remplie de souffrances et de sacrifices inutiles, à tous ceux qui désirent arrêter de culpabiliser et être heureux et vivre en paix dans leur tête, de faire appel à un psychologue ou à un « coach de vie » pour les aider à devenir autonomes émotionnellement. C’est l’élément le plus vital.

Même si cela coûte de l’argent, une aide extérieure est nécessaire lorsque nous vivons depuis tellement longtemps dans les ténèbres, écoutant sans fin le même refrain.

Nous avons également lu, relu et re relu ces 2 livres, qui ont été d’un grand secours pour prendre conscience de ce qui se passait en nous, autour de nous et pour évoluer dans le sens que nous désirons :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez vous lancer seuls, mais si le courage vous manque, prenez la main de quelqu’un et allez-y ensemble. A plusieurs nous sommes plus forts pour gérer nos peurs et les affronter.

N’hésitez pas à faire également appel au soutien moral de vos amis pour vous aider à traverser ces épreuves. Vous êtes bien entourés si vous ouvrez les yeux et votre cœur meurtri.

ATTENTION : Un ami ne remplace ni un psychologue ni un psychiatre. Et un ami a sa propre vie. Il a le droit de ne pas répondre présent immédiatement et à tout moment.

Nous vous souhaitons beaucoup de courage à tous.

Et une bonne lecture

Partie 1
Partie 2
Conclusion

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