Conclusion : Et maintenant?

Et maintenant ?

Quelques astuces :
Lors du face à face, l’important n’est pas la réaction des parents lors de la confrontation, mais la nôtre.
Si nous sommes capables de rester ferme face à la fureur de nos parents, à leurs accusations, leurs menaces et leurs tentatives culpabilisantes, ce sera un grand moment de vie, porteur de changements positifs pour nous.
Si nous n’en sommes pas capables rien n’est perdu. Nous pouvons ré-essayer autant de fois que nous en avons besoin. Sans pour autant les multiplier à l’infini.

Types de réponses face aux réactions de nos parents :
« Tout ça n’est jamais arrivé »
=> « Le fait que tu ne t’en souviennes pas ne prouve pas que ce n’est jamais arrivé »

« j’ai dit que j’étais désolé. » carotte pour nous neutraliser
=> « J’apprécie que tu t’excuses. Si tu es véritablement désolé tu seras disponible pour moi quand j’aurai besoin de toi, en répondant à mes désirs et non aux tiens. »

« Nous avons fait de notre mieux » compassion de notre part
=> « Je comprends que tu as passé des moments difficiles mais j’ai besoin que tu comprennes que la façon dont tu réagissais à tes problèmes m’a vraiment fait souffrir. »

« Regarde tout ce que nous avons fait pour toi. » = « Voilà comment tu nous remercies »
=> « J’apprécie vraiment tous vos efforts, mais cela n’a jamais pu compenser les peines et les douleurs que j’ai ressenties. »

« Comment peux-tu me faire cela ? » = ce sont eux les victimes et nous les personnes cruelles. Ils nous accuseront de leur faire du mal et de les décevoir. = nous faire culpabiliser
=> « Je suis navré que vous soyez contrariés. Je suis désolé que vous ayez de la peine. Mais je ne céderai pas là-dessus. Moi aussi j’ai souffert pendant de très longues années. Et je souffre encore. »

Le but est d’éviter l’enlisement dans les pièges émotionnels. Ne cherchez pas à vous défendre, ni à rester sur la défensive. Les « parce que » sont à bannir.

Si toute communication devient impossible avec les parents à cause de leurs comportements, il faut interrompre toute discussion. Levez-vous si vous êtes assis et partez ! Quoi que vos parents vous disent. Partez sans vous retourner. Une autre fois peut-être ils seront plus disponibles pour vous écouter.

C’est un échec pour eux, pas pour nous. Lors de cette constatation il est plus facile de renoncer à notre espoir insensé d’une relation d’adultes avec eux.

« Je pense que ce qui me fait si peur c’est d’avoir décidé que je ne veux plus me sacrifier. Je vais les laisser être responsables de leurs choix et d’eux-mêmes, pour changer. Même si je risque de perdre mes parents. Cela est arrivé au point où c’est eux ou moi. »

Le danger réside dans la réaction des parents qui feront pratiquement tout pour rétablir le confortable équilibre familial auquel ils sont habitués. Ils sont capables d’exercer une formidable séduction quand ils chantent, telles des sirènes, leurs complaintes de culpabilité, de pitié ou de reproches.
Ils ont tendance à ne pas supporter les changements définitifs ; comme couper toute relation avec leurs enfants.
Nous avons tous gagné en confiance en nous et en liberté de choix et d’action. Nous avons rencontré des gens merveilleux et puis des gens un peu moins merveilleux. ^__^ Mais toutes les rencontres nous ont enseigné des choses.

Nous nous sommes sacrifiés toute notre vie. C’est le moment de changer et de vivre enfin.

Même à 40 ans, même à 50 ans, même à 60 ans et même après, il est toujours temps de le faire. Nous vivons de plus en plus longtemps. Pour quelles raisons attendre encore ? Le prince charmant sur son destrier blanc ne viendra pas vous tirer de là (déjà il faudrait qu’il existe !), la princesse charmante ne viendra pas non plus vous donner les moyens de vous libérer (elle non plus n’existe pas). Attendre ne sert donc à rien si ce n’est vous enliser dans le désespoir, la solitude, les ténèbres.

Une fois les vieux schémas avec nos parents détruits, nous avons gagné en temps, en énergie et en sérénité. Certains d’entre nous ont réactivé des projets endormis au fond de leur âme. D’autres ont multiplié les activités extraprofessionnelles et ont fait des rencontres ce qui leur a permis d’élargir leur cercle d’amis.

Nous sommes devenus plus tolérants, plus ouverts et plus disponibles pour les relations avec les autres.

Nous avons décidé de faire des choses que nous n’avions jamais fait auparavant, pour essayer et tester afin de découvrir ce qui nous convient ; ce qui nous correspond.

Nous avons guéri nos corps et certains ont commencé à faire du sport.

Nous avons commencé à voyager seuls ou avec des amis.

Nous ne sommes pas des victimes. Nous refusons l’apitoiement et la victimisation. Changer notre comportement c’est changer également nos relations avec nos parents et avec le monde extérieur. Nous ne sommes plus des enfants sans défense.

Et les autres ne sont pas là pour qu’on leur fasse vivre l’enfer que nous avons vécu.

Reconnaître nos torts et nous excuser de notre comportement explosif et malsain avec les autres, brise le cycle infernal, car nous avons conscience de notre manière d’être et ne voulons pas récidiver.

La seule façon de communiquer avec nos parents est de ne pas jouer à leurs jeux. Si nous n’avons toujours pas obtenu l’affection et l’acceptation de nos parents à l’âge adulte, il y a vraiment peu de chances pour que nous l’ayons un jour.

Une des choses les plus difficiles à faire reste de laisser nos parents être ce qu’ils sont, comme ils sont.

Lorsque quelqu’un nous manifeste son amour, nous nous sentons acceptés, respectés, ayant de la valeur. Le véritable amour provoque des sentiments de chaleur, plaisir, sécurité, stabilité et paix intérieure.

Nous avons découvert que notre angoisse face à nos parents s’est envolée au moment où nous avons compris et admis que nous n’avions plus besoin de leur approbation. Nous sommes devenus émotionnellement autonomes.

Et plus nous sommes autonomes et indépendants dans nos vies et dans nos têtes, moins nos parents sont satisfaits. Ils se sentent réellement menacés par le changement.
Parents : « Tu n’as plus besoin de moi »
« Tu me détestes. »
Nous : « En effet je n’ai plus besoin que tu me considères comme un enfant attardé mental. »
« Je suis navré que tu le prennes de cette façon. »

« Attendez-vous à flancher ; attendez-vous à faire des erreurs. Vous n’échapperez jamais tout à fait à l’angoisse, à la peur, à la culpabilité et à la confusion. Comme tout le monde. Mais ces démons ne vous contrôleront plus. C’est la clef de la vie. »

Point information santé par magtebmeiji :
Il est fréquent que les adultes comme nous souffrent de maux de tête, de maux d’estomac, de tension musculaire, de fatigue chronique, de perte d’appétit (anorexie) ou de boulimie, d’insomnies ou de nausées. . . et bien d’autres.
En travaillant à nous changer et à reprendre nos vies en main, certains ont réussi à arrêter leur boulimie, d’autres ne sont plus fatigués, d’autres n’ont plus de maux d’estomac ou de tension musculaire, d’autres ont combiné tout cela à la fois et d’autres ont soigné des maladies plus graves encore.
Les bénéfices de ce soin sont visibles rapidement si et seulement si nous arrêtons de fuir la réalité, aussi dure soit-elle.

Point d’attention d’Auron :
Si les parents vous disent qu’ils vont se suicider, partez sans vous retourner. Il y a bien sur des chances pour qu’ils passent à l’acte mais il est important de comprendre que vous n’êtes en rien responsables de leurs décisions. S’ils décident de vraiment se suicider qu’ils le fassent.
La plupart ne le feront pas. Je connais une personne qui a même osé dire à ses parents qu’elle pouvait leur trouver une arme à feu pour le faire s’ils le désiraient.
La peur et la culpabilité l’ont rongée mais elle n’est jamais revenue en arrière. La prochaine fois que mes parents me menacent de suicide je leur dirai la même chose.
Les gens qui se suicident, en général, ne le disent à personne et passent à l’acte. Comme nous avons failli le faire. En silence.

 

Pardonner à ses parents est-ce une solution ?
Nous avons pour la plupart d’entre nous commencé par pardonner le comportement de nos parents. Pour nous rendre compte, pour encore une plus petite partie d’entre nous, que le pardon est un piège. Il nous rend plus vulnérables. Il diminue nos capacités à évacuer nos émotions refoulées pendant toutes ces années. Comment reconnaître alors notre colère, notre tristesse et notre douleur ?

Vous pouvez leur pardonner une fois l’indépendance émotionnelle acquise.

Car, avant de pardonner, il est primordial de remettre les responsabilités de ce qui nous est arrivé à la bonne personne.
En pardonnant aveuglément aux parents qui nous ont blessé, nous aboutissons en retour à nous détester nous-même d’autant plus et à nous haïr. « pourquoi je n’ai rien vu ? » ; « pourquoi n’ai-je pas agi/réagi plus tôt ? »…
Certains d’entre nous ont besoin de pleurer sur l’amour et la reconnaissance qu’ils n’ont jamais reçu de leurs parents et qu’ils ne recevront jamais.
« pardonne et oublie » c’est exactement comme dire : « fais comme si rien ne s’était passé ».

C’est une illusion de penser ou de croire que nous pouvons oublier. En nous, il y a un enfant à réconforter et à soigner, un adolescent à encourager et un adulte à aimer.

Pour savoir si vous êtes en phase de pardon demandez-vous :
Êtes-vous capables d’avoir vos propres pensées, d’entreprendre vos propres actions, de ressentir vos propres sentiments sans prendre en considération en aucune façon les espoirs et ambitions de vos parents, et sans ressentir de la culpabilité ?
Si la réponse est oui de façon sure et certaine alors vous êtes en phase de pardon. Si non, gardez le pardon vraiment pour la fin.

 

Comment remettre la responsabilité à la bonne personne ?
Nos parents sont responsables de ce qui se passe à l’enfance et à l’adolescence.
Quelles qu’aient été leurs intentions, la responsabilité qui leur incombe leur revient de droit. A l’âge adulte les responsabilités sont partagées entre l’adulte-enfant et les parents :
« Mes parents étaient responsables de ma dépression. Je devais toujours être disponible pour eux. »
« Je suis responsable de ne pas savoir refuser »

« Mes parents étaient responsables du choix de l’appartement dans lequel je vis. »
« Je suis responsable d’avoir manqué de courage. »
« Je suis responsable d’avoir signé des papiers que je ne voulais pas signer. »

« Mes parents sont responsables du vide sidéral de ma vie amoureuse. »
« Je suis responsable de rester murée chez moi ou dans mon sommeil. »

« Mes parents sont responsables de mon mal-être »
« Je suis responsable de ne pas me connaître/m’accepter. ». . .

Pour finir, nous rassurons les parents qui ont eu le courage de lire tout l’article. Nous ne vous demandons pas de changer pour nous. Nous n’attendons plus rien, car nous sommes des adultes maintenant. Nos vies sont entre nos mains. Nous en sommes responsables.

C’est à nous de consoler l’enfant qui est en nous et de faire notre deuil de notre passé.

C’est à nous de changer et de prendre l’entière responsabilité de nos choix.

Nous apprenons plein de choses sur la vie, sur l’amour, sur les relations avec les autres. Nous sommes partis à la découverte du monde et ne comptons pas nous renfermer à nouveau dans cette prison. C’est notre choix et nous ne le regrettons pas.

Nous avons le droit de nous tromper et de tomber. L’essentiel est de se relever. Ce sont les leçons de la vie. Et justement nous avons une vie à construire.

NB: « l’absence de choix est également  un choix. C’est le pire choix qu’on puisse faire. »

Bon courage à tous

Nous répondrons à toutes vos questions et toutes vos remarques par mail de manière confidentielle sur magtebmeiji@gmail.com

Remerciements :
A Thomas et Magtebmeiji pour leur patience, leur écoute et surtout pour nous avoir donné le courage de prendre nos vies en main car nous doutions de pouvoir changer quoi que ce soit.
Aux psychologues qui nous aident encore aujourd’hui à réparer nos âmes.
A nos amis qui nous ont supportés toutes ces années et qui sont encore là pour nous malgré nos comportements et paroles violents.
A nos enfants que nous avons blessés, à qui nous avons demandé pardon et qui nous ont compris.
Auron, David, Fleur, Lynda, Michael, Thomas et Magtebmeiji

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Nos comportements et réactions

Quelques explications complémentaires sur nos propres réactions et comportements

Nous, comme beaucoup d’autres adultes, avons utilisé très tôt le déni de réalité. « La dénégation est le plus primitif et le plus puissant système de défense psychologique ». Il déguise la réalité pour minimiser ou même nier l’impact de certaines expériences pénibles.

Souvent, à l’âge adulte, nous avons pensé de nos parents :
« Ils ont fait du mieux qu’ils pouvaient. »
« Ils avaient de bonnes intentions. »
« C’est parce qu’ils nous aiment. »

Cela masque le fait que nos parents nous ont abandonné émotionnellement. Le développement émotionnel sain est très ardu pour nous par « l’absence » même de nos parents sur le plan sentimental. Nous avons grandi sans nous rendre compte que nous étions une sorte de marionnette qu’ils ont toujours manipulée au gré de leurs émotions.
Nous avons grandi sans comprendre ce qu’aimer signifie et nous avons adopté inconsciemment les mêmes comportements que ceux de nos parents… même si nos comportements nous dégoûtaient profondément. Nous ne savions pas comment être autrement avant de nous comprendre et de comprendre l’origine même de nos réactions. Nous avons changé grâce aux rencontres que nous avons faites tout au long de notre vie.

Pour quelles raisons explosions-nous face à nos parents au lieu de discuter comme des adultes matures ?
Car la dénégation fut notre « cocotte-minute » émotionnelle : plus longtemps nous la laissions fermée, plus nous faisions monter la pression et plus l’explosion fut violente. Quand les crises émotionnelles arrivaient, il nous a fallu affronter les vérités que nous avions évitées. Et cela dans un moment de stress intense. Encore aujourd’hui, nous nous entraînons à dire les choses au lieu d’intérioriser et de prendre sur nous afin d’arriver à complètement vider notre charge émotionnelle face à eux.

Mais depuis toujours, nos parents ont miné la confiance que nous avions en notre capacité de percevoir la réalité. Et cela a rendu encore plus difficile la réhabilitation de notre estime personnelle après les avoir écoutés :
« Ce n’est pas si grave. »
« Tu n’as rien compris. »
« Cela ne s’est pas passé comme ça. »
« Cela n’est jamais arrivé. »
« Tu interprètes tout ce que je dis mal / de travers. »

Tu viens t’amuser ? O_o Qu’est-ce que s’amuser veut dire ? Ai-je le droit de m’amuser aussi ?
Avant de commencer à changer notre manière de penser et d’agir, « s’amuser » n’avait pas beaucoup de sens. Nous n’avons eu que des obligations et des responsabilités qui majoritairement n’étaient pas les nôtres, tout au long de notre vie, faisant passer les besoins de nos parents systématiquement avant les nôtres. Nous répondions présents dès qu’ils en avaient besoin et souvent nous faisions ce qu’ils nous « demandaient » de faire pour éviter les confrontations ou parce que nous pensions que c’était bien pour eux, que cela les aidait. Bien sur nous nous trompions. Cela ne les a jamais aidé puisqu’ils sont dépendants de nous. C’est comme si c’étaient nous qui avions des enfants et non l’inverse.

Aussi loin qu’on se souvienne, nous n’avons éprouvé aucun plaisir à faire ces choses-là. Ce qui nous rendait heureux étaient le peu de choses que nous avions décidé de faire par nous-même pour nous-mêmes.
Quand nous osions nous rebeller ou faire différemment, l’enfer se déchaînait généralement. La culpabilité ressentie à ces moments-là envers les parents était un puissant outil pour nous manipuler.
« Tu ne m’as pas écouté ! Pourquoi tu n’as pas fait comme j’ai dit, abruti ! »
« Je te l’avais bien dit de faire comme ça. Tu devrais me faire confiance et faire exactement comme je te dis tout le temps et quel que soit le sujet. »
« voilà, j’en suis malade. Pourquoi je ne peux jamais compter sur toi ? »
« Tu n’as pas une petite place pour moi dans ton agenda de ministre ? J’ai besoin de toi. »
« Dès que je te demande un petit effort c’est comme si je te demandais la lune. N’es-tu pas capable de faire quelque chose pour moi après tout ce que j’ai fait pour toi ? »
« après tous les sacrifices que j’ai dû faire, c’est comme ça que tu me traites ! »
STOP, STop, stop. Nous n’avons jamais demandé à qui que ce soit de se sacrifier. Les enfants ne demandent pas de sacrifices aux parents. Ils leur demandent d’être là avec eux et pour eux.

« Tous les enfants sont égoïstes. Mais c’est ce pour quoi leurs parents doivent être présents. S’ils ne sont pas égoïstes dans leur propre famille où pourront-ils l’être ? Nulle part ! »

Nous avons gardé en nous pendant des années un sentiment de culpabilité exacerbé et un sens des responsabilités excessif.

Nous nous sommes souvent trouvés pris au piège d’un cercle vicieux qui nous faisait accepter des responsabilités pour tout, échouer inévitablement, nous sentir coupables et incapables, et réagir en redoublant d’efforts, pour un résultat tout aussi minable à nos yeux et à ceux de nos parents. Ce que nous faisions ne trouvait jamais grâce à leurs yeux. Notre frustration s’est accumulée au fil des ans jusqu’à imploser.

Il est clair qu’avec ce type d’éducation nous n’avions pas reçu le modèle pour apprendre à donner et à recevoir de l’affection, de la tendresse, de l’amour. La question que nous nous sommes souvent posée est : Qu’est-ce que nous devons attendre d’une relation amicale ? et d’une relation amoureuse ?

Nous n’avons pas de réponse à ces questions à ce jour. Nous sommes encore en pleins changements comportementaux. Nous travaillons à effacer nos blocages psychologiques et sortir de nos prisons. Cependant pour nous il est primordial d’accepter l’autre tel qu’il est. Sûrement à cause des rejets répétitifs de nos propres parents. Être accepté par l’autre ne veut pas dire ne pas changer / évoluer. Cela donne du courage, apporte la sérénité et la paix de l’esprit, nous fait gagner en confiance et maturité.

De l’enfant à l’adulte que nous sommes devenus, nous continuions à nous poser des questions sur les actions/réactions de nos parents comme :
« pourquoi tout ce que je fais est mal ? »
« pourquoi ne pouvez-vous me traiter en adulte ? »
« pourquoi agissez-vous comme si chacune des décisions que je prends seul(e) était une agression à votre égard ? »
« pourquoi ne m’aimez-vous pas ? »
« pourquoi ne m’acceptez-vous pas comme je suis devenu, si moi ça me va ? »
« pourquoi êtes-vous si intolérants à mon égard ? pourquoi me rejetez-vous ? »
En réalité, notre opinion n’a aucune valeur aux yeux de nos parents. Nos besoins, nos désirs n’ont pas la moindre importance pour eux.

En nous détruisant leur message est le suivant : « Tes sentiments ne sont pas importants. Je suis la seule / le seul qui compte. »

Et le pire pour nous fut que certains des parents ne se rendent même pas compte de cela. MAIS! ce n’est pas une excuse pour effacer le passé ni pardonner leur comportement.
Nos parents dominateurs ne supportent pas que leurs enfants aient leurs propres idées. Nous ne savons jamais quelle faute nous avons commise. Nous avons passé tout notre temps et toute notre énergie à trouver comment plaire à nos parents. Ce qui fut inutile et vain.
C’est comme courir dans une course où la ligne d’arrivée est systématiquement déplacée. Nous ne gagnons jamais.
Parents : « Lorsque tu auras le bac tu seras considéré comme un adulte. »
Arrivé au bac. « Lorsque tu auras 18 ans tu seras considéré comme un adulte »
Arrivé à la majorité légale. « Lorsque tu auras ton premier CDI… »
Arrivé en cdi après la période d’essai. « Lorsque tu paieras ta propre feuille d’impôts, … »
Première feuille d’impôts payée intégralement. « Lorsque tu auras ton chez toi, … »
Etc etc etc

Il est bon d’abandonner l’espoir que les parents dieux, dominateurs, manipulateurs changeront un jour. Préparez-vous à faire le deuil de vos rêves et espoirs de voir vos parents changer de comportement.

Si cela arrivait par le plus grand des miracles, sachez que c’est extrêmement rare.

C’est à nous, enfants de ces parents, de changer. Nous nous concentrons avant tout sur nos vies. Nous sommes devenus égoïstes avec notr etemps et notre énergie.

Parce qu’avant nous nous étions habitués à renoncer devant n’importe quelle situation de vie réelle, nous nous étions figés dans le temps et l’espace :
– faire toujours plus (côté perfectionniste)
– remettre à plus tard (procrastiner ; effet du perfectionnisme)
– et puis ne plus rien faire (paralysie totale, autre effet du perfectionnisme.)
A la fin, nous ne faisions véritablement plus rien de nos vies si ce n’est soutenir nos parents.
Nous vous conseillons le livre L’apprentissage de l’imperfection de Tal Ben-Shahar:


… Destruction de quelques vérités absolues apprises dans nos systèmes familiaux :
Nous : « je ne peux me fier à personne »
=> Vient de « toute ta vie tu ne pourras compter que sur moi, ton parent. Je suis le (la) seul(e) à vouloir ton bien. Les autres ne te diront jamais ce qu’ils pensent. Je suis le (la) seul(e) à me préoccuper de ton bien être. »

« Sur 50 personnes, si 1 seule vous trahit, ne passez pas votre vie à douter des 49 autres personnes. Même si ce sont des membres de votre famille. »
« Je n’ai pas besoin de faire confiance aux autres. Quoi qu’il arrive je sais pouvoir compter sur moi. C’est le plus important pour se relever de n’importe quelle situation. »

Nous : « je n’arriverai jamais à rien »
=> vient des mots des parents du style : « Tu es stupide. »/  « C’est une perte de temps. »/ « Ce n’est pas comme ça qu’il faut faire. Tu fais comme ça. »

Nous : « je ne vaux pas la peine qu’on s’occupe de moi. »
=> vient des mots des parents « Tu es ingrate. » / « je ne peux pas compter sur toi. Personne ne peut compter sur toi. » / « je ne peux pas te faire confiance. »

Nous : « je suis moche »
=> vient des mots de parents du style : « Tu es laide. / Tu es grosse / tu ne sais pas sourire. »…

Physiquement nous sommes comme nous sommes. Prenez soin de vous, faites un peu attention à ce que vous mangez, souriez, riez, et vous serez beaux.

Nous : « Personne ne m’aime. »
=> vient de tous les autres mots et des rejets continuels de nos parents.
Découvrez vos qualités, apprenez à vous aimer et à avoir confiance en vous, et vous trouverez des personnes qui vous aimeront. Rien que le changement de comportement amèneront les autres à vous apprécier davantage.
Etc.

Quelques exemples de règles familiales inexprimées qui tirent des fils invisibles pour nous manipuler et qui exigent une obéissance aveugle de notre part :
« Ne réussis pas mieux que nous. »
« Ne soit pas plus heureuse que ta mère/ton père. »
« Ne mène pas ta propre existence. »
« N’arrête jamais d’avoir besoin de moi »
« Ne m’abandonne pas »
« Ne te fie qu’à moi »
« Supporte la douleur. T’es une chochotte. »
« Les affaires de famille doivent rester en famille. Tu ne dois pas en parler aux autres. »

Nous avons tendance à suivre les règles familiales parce que désobéir équivaut pour nous, comme pour tout enfant, à trahir la famille.

Dans cet état, nos sentiments, nos comportements et nos décisions ne nous appartiennent plus. C’est comme si être différent était mal. C’est comme si exister était interdit. Tout ce que nous avions le droit de faire était de respirer. Et encore, pas trop bruyamment.

L’absence de choix est directement liée à la relation fusionnelle. C’est la clef pour verrouiller un enfant de l’intérieur.

Pourtant nous n’étions en rien responsables des choix de vie de nos parents, de leurs sentiments ou de leurs humeurs à l’époque.
Nous avons eu 2 sortes de réactions avec les parents manipulateurs/dominateurs/perfectionnistes :
1. Céder continuellement aux exigences/ demandes des parents afin de les calmer et de ne pas les blesser.
2. faire tout le contraire, hurler contre eux, les menacer, etc…
Or, comme nous l’avons dit, toute réaction émotionnelle forte contre eux, signifie leur accorder le pouvoir de nous contrôler.

Continuons…
Voici quelques exemples de nos propres croyances fausses sur nos relations avec nos parents :
« C’est à moi de rendre mes parents heureux. »
« C’est à moi de rendre mes parents fiers. »
« Je suis tout pour mes parents »
« Mes parents ne pourraient pas survivre sans moi. »
« Si je tenais tête à mes parents, je les perdrais pour toujours. »
« Si je leur disais combien ils m’ont fait souffrir, ils diraient que je me trompe sur les événements, que je n’ai rien compris ».
« Les sentiments de mes parents sont plus importants que les miens. »
« Ce n’est pas la peine de parler avec mes parents, parce que cela ne nous avancerait à rien si ce n’est des crises de nerfs des 2 côtés. »
« Si seulement mes parents changeaient, je me sentirais mieux dans ma peau. »
« Il faut que je me rachète auprès de mes parents pour ma méchanceté, mon égoïsme et égocentrisme. »
« Si seulement je pouvais leur faire comprendre combien ils me font mal, je sais qu’ils agiraient différemment. »
« Quoi qu’ils aient pu faire ils sont toujours mes parents et je dois les honorer. »
« Mes parents n’ont aucun contrôle sur mon existence. Je me bats sans cesse contre eux. »
Il faut se réveiller. Oui cela fait mal de l’admettre. Oui nous avons tous pleuré. Et non, nous ne pouvons pas demander de l’aide à ces parents.

La dernière phrase est la plus difficile à admettre, car nous restons enchaînés malgré tout. Se battre contre eux c’est se laisser faire.

Essayer de changer les parents ?
Nous luttons de toutes les façons possibles afin qu’ils deviennent affectueux et nous acceptent. Cette lutte épuise notre énergie et remplit nos jours d’agitation et de souffrance et nos nuits de cauchemars.

Cette lutte est pourtant vaine tellement c’est ancré en eux. Tellement ils sont persuadés d’avoir raison.

Nous avons donc établi l’axiome suivant : « Nos parents ne changeront pas malgré tous nos efforts et toute notre volonté. »

Nous avons effacé nos culpabilités qui n’ont pas lieu d’exister et nous avons abandonné ces croyances et nos règles familiales et nous avons osé exister. Nous sommes des êtres humains qui méritons de vivre, d’être respectés (tais-toi la voix qui dit le contraire), d’être aimés (dégage la voix qui s’oppose à ma volonté), qui avons nos propres goûts (j’aime le jaune, le rouge, le rose. Et j’en suis fière parce que ce sont mes goûts et que j’en ai le droit.), nos rêves (à réaliser absolument. Nous avons trop et trop longtemps « dormi ».) et nos propres objectifs dans la vie (ferme-là la voix qui dit le contraire. Tu n’as plus voix au chapitre).

D’ailleurs, comment s’aider à maîtriser cette voix en nous qui nous démolit et qui est la réplique même de la voix de nos parents ?

Certains sont partis en thérapie, d’autres ont décidé de ne pas maîtriser cette voix mais de la transformer et se sont rendus compte qu’en guérissant intérieurement, cette voix disparaissait d’elle-même. D’autres n’ont pas eu le courage encore de se lancer. En effet, seul c’est difficile. Il semble qu’être bien accompagné facilite l’épreuve.
Nous sommes tous bien entourés maintenant. Vous vous rendrez compte qu’autour de vous, vous pouvez avoir les appuis nécessaires à reprendre votre vie en main et à en faire ce que vous souhaitez. Courage !

Quand nous ignorons nos besoins et nos désirs pour le bien des sentiments de notre mère ou notre père, nous agissons à l’encontre de nos intérêts et de leurs intérêts.
Notre colère et notre ressentiment auront forcément des conséquences sur nos relations. Tant que leurs sentiments passeront toujours en premier, ils seront aux commandes de notre vie et nous empêcheront de nous sentir un véritable adulte. La frustration augmentant, la colère augmente également et ça explose ou implose.
Nos comportements agressifs sont toujours un signe de fusion, à cause de l’intensité de nos sentiments, à cause du caractère répétitif et prévisible de nos réactions et à cause du fait que notre comportement n’est pas choisi librement, mais plutôt déterminé par notre besoin de prouver notre indépendance par la défensive.

La colère est chargée d’émotions dérangeantes. Quand nous la refoulons, nous risquons de devenir déprimés ou agressifs. La colère refoulée est imprévisible, elle peut exploser à tout moment. Et quand cela arrive, c’est de façon incontrôlable.
Exemple de nos différents comportements par rapport à la colère :

  • Nous l’enterrons et devenons malades ou déprimés
  • Nous la détournons et la transformons en souffrance ou calvaire
  • Nous la tuons dans l’alcool, la drogue, la nourriture et/ou le sexe
  • Nous explosons à chaque occasion en laissant la colère faire de nous une personne tendue, frustrée, suspicieuse, agressive et qui finira de toutes manière seule.

Extrait : « La colère est une émotion humaine qui nous alerte que quelque chose doit changer dans nos vies, parce que peut-être nos droits sont foulés aux pieds, on nous insulte, on se sert de nous et/ou nos besoins sont négligés. »

Quelques exemples de nos ressentis face à nos parents :
« Je me sens coupable lorsque je fais quelque chose qui les contrarie. »
« Je me sens coupable quand je vais à l’encontre de leurs conseils. »
« Je me sens coupable quand je me mets en colère contre eux. »
« Je me sens coupable quand je refuse de faire ce qu’ils demandent. »
« J’ai peur quand mes parents crient contre moi. »
« Je suis terrifiée à l’idée de blesser mes parents. »
« J’ai peur quand je suis furieux contre mes parents »
« J’ai peur quand je leur dis quelque chose qu’ils ne voudraient pas entendre »
« J’ai peur quand je ne suis pas d’accord avec eux. »
« J’ai peur quand j’essaie de leur tenir tête. »
« Je me sens triste quand mes parents sont malheureux. »
« Je me sens triste quand je n’arrive pas à améliorer leur existence, alors que certaines de mes idées pourraient les aider. »
« Je me sens triste quand ils me montrent à quel point ils me haïssent »
« Je me sens triste quand je fais de la peine à mes parents. »
« Je me sens furieux quand mes parents me critiquent, surtout quand ils le font sans raison. »
« Je suis furieux quand mes parents essaient de me contrôler »
« Je suis furieux quand mes parents me disent comment vivre ma vie »
« Je suis furieux quand ils me disent ce que je dois penser/ressentir, comment me comporter, ce que je dois faire et ne pas faire, comment m’habiller, comment dépenser l’argent que j’ai gagné. »
« Je suis furieux quand ils me rejettent sans raison et me considèrent comme leur ennemi »

Quelques exemples de nos comportements de soumission :
« Je cède souvent à mes parents quels que soient mes sentiments. »
« Il m’arrive souvent de ne rien leur dire de ce que je ressens ou de ce que je pense »
« J’agis comme eux, comme si tout allait bien entre nous, même si ce n’est pas/plus le cas. »
« J’essaie de toutes mes forces de les changer »
« J’essaie de toutes mes forces de leur faire voir et comprendre mon point de vue. »

Quelques exemples de nos comportements agressifs :
« Je me dispute souvent avec mes parents pour leur prouver que j’ai raison. »
« Souvent je crie, je hurle pour me rebeller et/ou me faire entendre par mes parents. »
« J’ai vidé mon sac et j’ai fait sortir mes parents de ma vie » => problème : ils existent toujours dans la tête.

La plupart des enfants de parents maltraitants deviennent très tolérants aux mauvais traitements et savent encaisser et prendre sur eux les agressions qu’ils subissent y compris de personnes étrangères à leur famille.

Nous avons fait une liste de ce que nous avons perdu émotionnellement depuis l’enfance :

  • Perte de bons sentiments à notre égard
  • Perte du sentiment de sécurité
  • Perte de la confiance
  • Perte de la joie
  • Perte des parents respectueux et affectueux
  • Perte de l’enfance
  • Perte de l’innocence
  • Perte de l’amour

Les psychologues nous ont conseillé de faire notre deuil. C’est important pour devenir enfin adultes émotionnellement.
Ces pertes nous les avons ressenties au quotidien. Souvent nous les ignorions voire les supprimions. Pourtant elles nous ont affecté tout le temps.

Cependant, le chagrin a un début, un milieu et une fin. Le processus de deuil provoque choc, colère, incrédulité. Pendant notre deuil nous avons eu l’impression de ne jamais pouvoir nous arrêter de pleurer. Nous avons ressenti beaucoup de honte. Mais les jours passant les larmes se sont taries et la honte s’est envolée. Nous avons le droit de pleurer sur ce que nous avons perdu.

Lynda et Magtebmeiji : « J’enterre ici à jamais mes rêves de famille idéale. Je dépose à jamais mes espoirs et désirs envers mes parents. J’enterre mes rêves sur ce que j’aurais pu faire enfant et adolescent pour les aider et les changer. J’enterre ici tout ce que je pense pouvoir faire pour eux aujourd’hui afin qu’ils soient heureux eux-aussi. J’enterre ici mes rêves de confiance partagée et d’échanges rêvés avec mes parents.
Je sais que jamais je n’aurais de relation comme je le désire avec eux et je pleure cette perte.
Et je l’accepte.
Que mes rêves concernant mes parents reposent en paix. »

Pleurer la perte d’une enfance heureuse n’a rien à voir avec le fait de s’apitoyer sur son sort. Les gens bloqués dans leurs pleurnicheries restent à attendre que quelqu’un d’autre les sorte de là et décide de leur vie. Ils évitent les responsabilités personnelles.

« Le chagrin est actif. Pas passif. » Pendant l’évacuation du chagrin et de la colère, nous avons fait tout notre possible pour nous occuper de manière agréable et faire des activités qui nous plaisent tout en tenant nos parents éloignés pendant le processus.

Magtebmeiji : Est-ce que tu sais que tu n’es pas obligé de répondre au téléphone quand quelqu’un t’appelle ?
Thomas O_o : … Je n’y avais jamais pensé.

Eh oui ! Le réflexe de répondre toujours présent est une plaie de nos jours. Le téléphone peut rester éteint ou loin de nos doigts surtout lorsque nous avons d’autres préoccupations ou d’autres activités. Beaucoup de gens ont le réflexe de répondre immédiatement, mais parfois… laisser un peu de temps passer apporte beaucoup, beaucoup de sérénité.

Nous nous sentons plus sereins et calmes depuis que nous avons accepté le fait que nous ne sommes pas responsables des pertes que nous avons pleuré.

Remettre la responsabilité à sa véritable place ne nous autorise pas à excuser nos propres comportements destructeurs et ne signifie nullement nous délivrer, nous adultes de nos responsabilités.

Notre responsabilité est de jeter un regard honnête sur nos relations avec nos parents, affronter la vérité sur notre enfance, adolescence et trouver le courage de reconnaître le lien entre les événements de notre enfance et ceux de notre vie d’adulte. Nous avons le devoir de trouver et rassembler notre courage d’exprimer nos véritables sentiments, d’affronter et de réduire l’autorité que nos parents exercent sur nous ainsi que de réduire à néant le contrôle qu’ils exercent sur notre vie.

C’est notre responsabilité de changer notre comportement lorsque nous sommes blessants, critiques ou manipulateurs. C’est à nous de demander pardon à ceux que nous avons blessé.

Suite

Les comportements parentaux et nous

Les comportements parentaux et nous

Se remettre en question est difficile. Remettre en question des dizaines d’années voire toute une vie, c’est périlleux, quel que soit l’âge et la personne concernée. Notre groupe est composé de personnes qui se sont entièrement effondrées. Oui, nous avions tous envisagé de nous suicider, comme dit en introduction, et certains étaient prêts à le faire très vite. Qu’est-ce qui a fait que nous nous sommes accrochés et que nous sommes aujourd’hui encore en vie ? Notre volonté. Et le fait que nous étions ensemble nous a beaucoup aidé, car nous nous sentions très seuls devant notre souffrance et la montagne de problèmes que nous croyions avoir.

Tôt ou tard nous allons mourir de toute façon. A quoi aura servi de vivre une vie remplie de tristesses, de larmes, de peurs et de douleurs pour juste mourir comme ça ? A rien. La vie est un cadeau que beaucoup d’êtres humains transforment par égocentrisme en enfer.

Notre but est de sortir de cet Enfer et de remplir nos vies vides de sens. Nous avons suffisamment passé de temps dans les ténèbres à supporter tout et n’importe quoi.

N’ayant plus rien à perdre, nous avons voulu prendre le risque de tout changer pour nous retrouver nous-mêmes et créer enfin quelque chose, de manière complètement égoïste, rien que pour nous.
Au final, cela ne dépend que de nous.

La prise de conscience de nos situations fut difficile. La plupart d’entre nous avons été conditionnés dès l’enfance. C’est surtout le manque de compréhension entre nos parents et nous, leur injustice à notre égard et leur volonté à effacer notre personnalité car différente de la leur qui ont été nos déclencheurs.

Extrait : « Depuis l’apprentissage de la propreté jusqu’à l’adolescence, ces parents ont tendance à considérer la révolte ou même les différences individuelles comme une attaque personnelle. Ils se défendent en renforçant l’incapacité et la dépendance de leur enfant. Ils sapent le développement inconsciemment, souvent persuadés qu’ils agissent au mieux des intérêts de leur enfant. »

Voici quelques exemples de phrases de nos parents entendues en boucle, même à l’âge adulte, comme pour se persuader eux-mêmes de la justesse de leurs actions ou de leurs choix :

« Je ne dis cela que pour ton bien. »

« Le monde est sans pitié et nous t’apprenons à l’affronter. »

« Je préfère être blessé à ta place. »

« C’est pour te protéger. »

« Cela forge le caractère. »

« Puisque les choses fonctionnent comme ça, c’est comme ça qu’il faut faire. »

« Tu n’as pas à discuter. C’est comme ça et pas autrement. »

« Tais toi, tu ne sais pas parler. / Tu parles pour ne rien dire. »

« Oh tu fais ça ? Tu perds ton temps. / Jamais tu n’y arriveras. »

« Tu ne sais pas rire. / Tu ne sais pas sourire »

« Ton sourire est moche. On voit toutes tes dents »

« Tu ne sais pas faire ! »

Ce type de phrases porte le masque de l’éducation et des bons conseils.

Il est difficile pour un adulte de reconnaître son propre caractère destructeur. Et lorsqu’il est souligné par les autres (amis, famille ou inconnus), ces adultes se sentent rejetés, incompris voire ratés. Mais de toute façon ce sera la faute des autres et pas la leur.

Dans nos cas les parents affichent à l’extérieur un énorme complexe de supériorité alors qu’en réalité ils ont un énorme complexe d’infériorité.

L’acceptation des reproches parentaux est un moyen de survie pour les enfants et elle devient le cœur de nos propres comportements autodestructeurs.

Nos parents établissent des règles, rendent des jugements et font mal, quel que soit notre âge.

Nos parents semblent compréhensifs (« Je suis de tout coeur avec toi », « Tu as tout à fait raison », « C’est bien ce que tu as décidé »…), mais ils ne le sont pas. Par cycle de temps allant de quelques jours à 1-2 ans, nous nous sommes rendus compte qu’ils vont sembler nous soutenir, aller dans notre sens, puis nous rabaisser pour casser notre confiance en nous pour enfin nous donner des ordres que nous devons suivre à la lettre sinon… explosion de colère, rage, reproches s’en suivent généralement pour nous faire culpabiliser.

Nous reviendrons plus loin sur la culpabilité. Elle joue un rôle très important dans la manipulation humaine.

C’est la crainte de ne plus être nécessaire qui effraie beaucoup nos parents et les pousse à perpétuer chez nous, enfants, le sentiment d’impuissance et d’incapacité. Il est impératif que même adulte, l’enfant ait besoin de sa mère ou son père ou les 2. Si cela s’arrête ils ne trouvent plus de raison de vivre. Or c’est faux. Ils ont une raison de vivre. C’est juste qu’ils ne la voient pas ou qu’ils ne veulent pas la chercher.

Au cours de nos thérapies nous avons appris qu’en plus de la protection matérielle et physique, les parents doivent également protéger leurs enfants de tout dommage émotionnel. Or nos parents ont échoué ici. Chez nous, les blessures émotionnelles sont nombreuses et profondes.

Les blessures émotionnelles ne guérissent jamais. Nous apprenons à vivre avec sans nous détruire et sans détruire les autres.

Nos parents ont exigé de nous de prendre soin de leurs besoins à eux, d’assumer leurs choix de vie à leur place, de vivre comme ils auraient voulu vivre eux et / ou de vivre à leur image, sans se préoccuper de ce que nous pouvions ressentir ni de ce que nous ressentons aujourd’hui.

Extrait : « Un des types les plus courants de parents dominateurs et manipulateurs est le « bon Samaritain. » 

La manipulation met les gens au pied du mur : pour la combattre, il leur faut faire de la peine à quelqu’un dont le seul tort est de vouloir être « gentil ». Pour la plupart des gens il est plus facile de céder.
Nous avons remarqué avoir 2 réactions face à ce genre de comportement : capituler ou nous révolter. Et dans les 2 cas nous avons tort car nous jouons leurs « jeux ».

Nos parents ont une conduite provoquée par une profonde insatisfaction et par la crainte d’être abandonnés et d’avoir eu tort toute leur vie. Il leur est impossible de reconnaître qu’ils se sont trompés pendant tant d’années. Donc aussi longtemps qu’ils réussissent à nous donner le sentiment que nous restons un enfant, ils peuvent conserver leur contrôle sur nous.

Dans le cas des personnes comme nous, la séparation parents/enfants est retardée pendant des années, voire pour toujours. Elle ne peut avoir lieu que lorsque les changements permettant de récupérer la maîtrise de notre propre vie sont effectués… ou quand les parents décèdent. Et nous, nous avons décidé de ne pas attendre leur mort.

Nos blessures émotionnelles sont longues à guérir parce que certains parents abusent en lançant des attaques répétitives contre notre aspect physique, contre nos capacités intellectuelles, nos compétences ou notre valeur en tant qu’être humain. Quelques exemples de mots des parents qui deviennent nos maux à nous :
« Tu es stupide ».
« Tu pues. / Tu es laide. »
« Tu n’as aucun goût. Tu ne sais pas t’habiller ».
« Tu ne sais pas sourire/rire/parler/te tenir. Quelle honte !»
« Tu ne sais décidément rien faire. »
« Ce n’est pas pour moi que tu le fais. » (force à répondre non alors que la réponse est oui)
« Cela ne sert à rien de t’apprendre. . . »
« T’as vu ton ventre / tes fesses / tes cuisses ? Elles sont énormes ! Tu es grosse. »
« Tu ne comprends rien. Tu interprètes mal les situations. »
« Tu es égoïste. Ne peux-tu pas penser un peu à moi ? »
Pour les parents comme les nôtres, nous, enfants-adultes, sommes devenus une menace. Et ne vous attendez pas à ce qu’ils le reconnaissent. Ils en sont incapables.

Quoi que nos parents possèdent, ils continuent de vivre dans la peur de ne pas avoir assez (assez d’argent, assez d’amour, assez de beauté, etc…). Cette rivalité fait peser sur nous une pression énorme depuis l’enfance, voire l’adolescence.

Extrait : « Pendant de nombreuses années je n’ai pas fait grand-chose, laissant tomber même ce que j’aimais vraiment, parce que j’avais peur. Adulte je continuais à entendre sa voix qui me démolissait. Elle me donnait l’impression d’être une ratée. Ça me faisait si mal. »

Leur programme secret est de faire en sorte que leur enfant ne puisse jamais les surpasser.
« Nous avons tous nos limites, et la tienne c’est moi »
Ils ont énormément peur que nous réussissons mieux dans le travail, dans les relations sociales, dans l’amour… Il faut absolument nous tenir en laisse pour ne pas nous échapper et vivre ce qu’ils osaient à peine rêver.

Attention aux conseils de type « tu devrais », « il faudrait », « il vaut mieux ». Souvent ils se transforment en conseils dits toxiques ou comme nous les appelons, en ordres à suivre à la lettre sous peine de lavages de cerveau quotidien.

Définition d’un lavage de cerveau : quel que soit le moyen (face à face, téléphone, mail), quel que soit l’endroit, le parent se lance dans l’exposé de son idée et le répète en boucle dès qu’il peut. Vous vous sentez sans énergie et avec une seule envie : dire oui/d’accord/ok pour que ça s’arrête.

Nos parents croient qu’il n’y a que 2 façons de faire les choses : comme eux ou mal.

Ils s’opposent à toute réalité extérieure remettant en cause leurs opinions. Plutôt que de changer, ils cultivent en eux une vision déformée de la réalité qui va dans leur sens. Tout doit d’ailleurs aller dans leur sens.

« La confrontation avec les parents dieux est le chemin vers l’indépendance. » C’est en effet le moment critique dans le voyage vers l’autonomie. Le but est de vaincre une fois pour toutes notre peur de leur faire face en étant nous mêmes, de dire la vérité notamment sur nos ressentis (« Aie ! Tu fais mal là ! ») et de déterminer le type de relations que nous pouvons avoir avec eux désormais.

Souvent les parents nient, clament qu’ils ont oublié, que cela n’a jamais existé, que nous avons mal compris les choses et les situations. Ils rejettent la responsabilité sur leur entourage ou sur nous et se mettent en colère. Vous devez vous attendre à une réponse négative, voire explosive.

Attention aux parents manipulateurs : certains sont très forts pour aller dans notre sens lors de la confrontation et reconnaître leurs torts, mais peu de temps après (2 à 3 mois en moyenne) quand ils pensent que nous avons tourné la page ou oublié, ils remettent les chaînes et ont à nouveau le même comportement.

Partez du principe que les parents ne changent pas aussi vite ni aussi facilement surtout après tant d’années de comportement cyclique avec nous.

Tant que les émotions sont trop fortes, il faut éviter les face à face avec les parents, car notre point de vue et notre jugement sont alors obscurcis.
Certaines d’entre nous l’ont fait trop tôt. Il en a résulté des crises d’une rare intensité avec des discours incohérents de notre part. Trouver le bon moment est essentiel.

Nous, nous ne regrettons pas de l’avoir fait. Cela nous a donné le courage d’admettre et d’accepter que nos parents ne changeront jamais quoi que nous fassions. Nous les avons confrontés en direct une seconde fois ou par lettre interposée.
De cette façon nous avons récupéré en grande partie nos vies, nos sentiments et notre énergie, tout en gardant un contact superficiel avec eux.

L’important pour nous n’était plus notre relation avec nos parents.

Lorsque nous laissons nos réactions émotionnelles devenir automatiques, nous renonçons à tout contrôler, nous servons nos sentiments à autrui sur un plateau d’argent. Cela donne aux autres un pouvoir considérable sur nous.

Nous avons pris conscience de notre comportement défensif et avons arrêté d’essayer de « leur faire voir ». Inconsciemment ou non, tant que nous cherchons l’approbation de nos parents ou des autres, nous continuons à être contrôlés.
Le but est de dépassionner autant que possible le dialogue.

Le comportement non défensif s’apprend et se pratique d’abord avec les autres, ensuite avec ses parents.
« oh. Je vois »
« ton point de vue est intéressant. / C’est intéressant »
« Vous avez tout à fait le droit d’être de cet avis »
« Je ne suis pas d’accord. »
« Laissez-moi réfléchir à cela. »
« Reparlons de cela quand vous ne serez pas aussi contrariés. »
« Les insultes et les cris ne nous mèneront nulle part. Et je n’accepte pas vos insultes. »
« Voilà un bon exemple de raisons pour lesquelles . . . »
« Tu n’as pas besoin de me parler de cette façon. »
« Nous continuerons une autre fois quand tu seras plus calme. »
Par la suite d’autres phrases vous viendront à l’esprit de plus en plus facilement lors de vos conversations avec vos parents.

A partir du moment où nous commençons à discuter, à nous excuser, à expliquer, à essayer de faire changer d’avis l’interlocuteur, nous les laissons nous manipuler.
En utilisant les réponses non défensives nous ne demandons rien à personne. Nous ne pouvons ni être repoussés ni être blessés.

Faites attention au syndrome de « Tout sauf ça »
Il faut être suffisamment fort pour supporter que nos parents nous repoussent, qu’ils nient, qu’ils nous accusent, qu’ils se mettent en colère, nous critiquent… Mais il ne faut pas non plus retarder la confrontation indéfiniment.
Tout au long du chemin nous avons dû nous souvenir que nous faisons tout cela pour nous.
La confrontation reste un succès quel que soit le résultat, pour la simple raison que nous avons eu raison de l’entreprendre et qu’il nous a fallu du courage pour le faire.
En réalité l’angoisse diminue, voire pour certains s’efface, après le premier face à face.
L’anticipation de la confrontation est toujours pire que la confrontation elle-même. Et de toutes manières cela ne se passe jamais comme nous l’avions imaginé. Parfois c’est mieux, parfois c’est pire.

Cette discussion peut se faire face à face ou par lettre. Par téléphone, il est trop facile pour nos parents de raccrocher ou pour nous de fuir à nouveau. Par lettre, soyez conscients qu’ils ne liront pas tout et/ou qu’ils ne comprendront rien. Nous vous conseillons le face à face. Pour nous, il a effacé nos peurs et nous a rempli de courage et d’énergie.

Quand débuter la confrontation ? Quand vous vous sentez prêt ou demandez au psy de vous donner le feu vert. Il est vraiment mauvais pour nous de repousser éternellement la confrontation.
Magtebmeiji est la seule à avoir fait la confrontation toute seule et assez vite. Quant à nous, nous avons préféré nous remettre entre les mains du psychologue.
Certains d’entre nous ont vidé entièrement leurs sacs devant leurs parents sans aucun résultat positif. Et ces parents font encore partie de leurs vies.
Mais malgré tout l’amour que nous avons pour eux, cet amour n’existe pas pour qu’ils nous manipulent au gré de leurs émotions et de leurs désirs/envies.

2 ans après avoir pris conscience de l’état de nos vies, nous avons tous dépassé ce stade.
Nos parents ont tous ressenti nos paroles comme des agressions personnelles voire perfides.
Bouh ! Mauvais enfants qui manquent de reconnaissance !
Nous avons réussi à ne pas couper les ponts avec eux malgré tout. Nous avons changé nos comportements et nos relations existeront tant qu’elles ne menaceront pas nos vies. Nos relations sont peut-être superflues, mais nous restons des enfants qui aiment leurs parents malgré tout.
Néanmoins, nous sommes tous prêts à arrêter nos relations avec nos parents si cela s’avère nécessaire. En effet, nous n’oublions pas ce que nous avons vécu et ressenti tout au long de ces années.
Parce qu’en fait nous avons vraiment eu le sentiment d’avoir été trahis par les nôtres avec leurs mensonges redondants.

 

Suite

Enfants de parents dieux – Introduction

A nous enfants de parents dieux, manipulateurs, dominateurs

A nous enfants-adultes remplis de colères

A nous adultes et à notre avenir

Le monde est cruel, le monde est une jungle dans laquelle l’homme est un loup pour l’homme. Nous l’avons appris dès notre plus jeune âge, au sein même de nos familles, sans nous en rendre compte.

« si je devais choisir entre des violences physiques ou des violences verbales, je préférerais être battu sans hésiter. Les marques sont visibles. Or tout ce qui est dit, ça vous rend fou. Les blessures sont invisibles et personne ne s’en occupe. De vrais bleus guérissent plus vite que les traces des insultes. »

Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous travaillons à changer notre présent et notre avenir. Nos changements comportementaux sont faits avant tout pour nous.

Cet article s’adresse aux enfants devenus adultes émotionnellement handicapés.

Si vous pensez comme nous au sujet de vos parents, vous pouvez être concernés :

« c’est comme s’il avait pris ma vie en main. »

« Ils m’étouffent avec leurs bonnes intentions ».

« Elle est sans cesse à me critiquer et à vouloir me dire comment vivre ma vie, voire à décider à ma place, depuis toujours. Si elle pouvait respirer pour moi, elle le ferait. »

« Elle est toujours à répéter ses conseils sans fin. J’ai fini par me demander si elle cherchait à me persuader ou à se persuader que ce qu’elle avait décidé était bien. »

« C’est comme si nous n’avions pas le droit d’exister. Habille toi comme ceci, mange cela, va là, fais ceci…»

etc..

Si vous avez entendu ce type de phrases, vous êtes concernés :

« Ne dis rien aux autres sur ce qui se passe à la maison. Tu ne dois pas parler aux autres de tes problèmes. »

« Quand tu parles avec les autres, fais comme si je n’existais pas. Tu ne dis rien sur moi ni sur ce que tu fais avec moi. »

Nous tenons à nos parents, mais aujourd’hui ce n’est plus au prix de nos vies.

Nous tenons à les remercier pour tous les efforts qu’ils ont fait pour nous élever et pour leur protection tant bien matérielle que physique. Nous sommes parfaitement conscients qu’il existe des parents qui sont pires que les nôtres. Cela ne nous console pas et il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui nous voulons prendre nos vies en main entièrement et pour cela, devenir autonomes émotionnellement. Nos décisions sont nôtres, notre temps est nôtre, notre énergie est nôtre, nos réflexions sont nôtres.

Nous avons toujours pris nos responsabilités sans rien leur demander. Nous sommes nous et personne d’autre, avec nos personnalités, nos propres angoisses, nos propres tristesses, nos propres joies, nos propres buts et par dessus tout nos propres goûts.

Nous sommes 7 hommes et femmes qui nous sommes rencontrés au bord du gouffre, complètement épuisés, malades, en colère, brisés en mille morceaux. Un suicide collectif ? Nous y avons pensé sérieusement. Même seuls en fait. Mais voilà, le suicide est à nos yeux soit un crime, soit pour les faibles, soit les 2 à la fois. Nous avons refusé de baisser les bras. La vie vaut la peine d’être vécue. Mourir est si facile !

Baisser les bras est si facile ! Nous, nous avons décidé de nous relever et de vivre.

Il y a eu des crises de larmes, des peines, des douleurs atroces, des maladies graves ; il y a eu des crises de nerfs, des doutes, des peurs. Nous avons dépassé toutes nos limites.

Il nous a fallu rassembler tout notre courage pour affronter notre passé et notre présent, pour nous faire face et pour faire face à nos parents. Nos âges vont de 26 ans à 57 ans. Et quel que soit notre âge, nous en avions assez de notre vie telle qu’elle était.

Et c’est normal avec notre histoire. Et c’est compatible avec nos caractères qui ont été façonnés à l’image des parents depuis l’enfance. Parce que nous trouvions cela normal, nous avons accepté tout jusqu’au bout.

Or, nous avons appris que ce que nous avons vécu et ce que nous vivions il y a encore 3 ans, n’est pas normal.

Finalement, nous avons traversé le plus gros de l’épreuve tous ensemble et nous avons pensé écrire cet article pour tous les adultes-enfants qui nous ressemblent.

Vous aurez peur. Vous devrez accepter vos responsabilités et celles de vos parents. Vous devrez accepter une réalité qui fait souffrir d’abord. En chemin vous douterez de vos choix, vous vous demanderez « A quoi bon si tard ? »; nous vous répondons que vous le faites pour vous, pour vivre heureux, pour réaliser vos projets, vos rêves, pour être avec les autres ; pour être capables d’aimer et d’être aimés sans faire vivre à votre entourage l’enfer que vous avez connu.

Le conseil que nous avons entendu le plus souvent fut de « couper les ponts ». En fait, l’indépendance émotionnelle n’implique pas que nous nous séparions de nos parents. Nous pouvons être nous-mêmes et laisser nos parents être eux-mêmes. Ce ne sera ni facile ni évident au début. Cela prendra du temps, mais c’est tout à fait réalisable. Nous en sommes les preuves vivantes.

Si nos parents n’aiment pas ce que nous faisons, ce que nous pensons ou comment nous sommes, il y aura toujours une limite dans nos relations avec eux. Et même si certaines de nos croyances sont identiques à celles de nos parents ou si notre comportement remporte leur approbation, il est essentiel de faire nos propres choix et de nous sentir libres d’être ou non d’accord avec eux.

Par ailleurs, il est important de prendre conscience que les parents sont autant responsables de ce qu’ils ont fait que de ce qu’ils n’ont pas fait.

En apprenant davantage sur leur passé et leur vécu, nous avons fini par comprendre que nos parents n’étaient pas capables de faire face à leurs propres difficultés et pour la majorité d’entre nous, nous en avons ressenti de la compassion.

Cependant spéculer sur les intentions des parents est une perte de temps et d’énergie. Leur en vouloir et les haïr aussi. Ces sentiments nous épuisent davantage et nous détruisent. Ils n’apportent rien de bon. Nous avons tous éprouvé de la colère envers eux sans aucun résultat positif pour nous. Or, si nous écrivons ceci, c’est parce que nous voulons changer nos vies et vivre et non pas nous figer dans le temps.

« Que pouvons-nous faire ici et maintenant ? pour nous ? pour changer »

Thomas: “j’aspire à autre chose qu’appeler tous les jours mon père et passer tout mon temps libre avec lui.”

Michael: “j’en ai marre de passer tout mon temps au téléphone avec ma mère et d’être sa boîte à outils pour résoudre ses problèmes.”

Lynda: “je veux voyager sans mes parents pendant mes vacances et rencontrer du monde.”

Fleur: “dès que je veux faire quelque chose, ma mère doit valider. Du coup je ne fais plus rien. Ça m’énerve.”

Jusqu’en 2016, nous n’avons pas osé être nous-même, dire à voix haute nos opinions, exister pour nous. Nous étions terrifiés à l’idée de passer pour des monstres ou à celle de perdre nos parents. Mais un jour ils ont dépassé les bornes, au delà du supportable et nous avons craqué. Certains d’entre nous, en larmes, sont allés chercher un psychologue. Après plusieurs différentes consultations pendant lesquelles nous avons parlé de choses qui n’avaient rien à voir avec notre souffrance personnelle, nous avons trouvé celui ou celle qui correspondait à chacun d’entre nous. Et depuis, ces séances nous ont été d’une très grande aide pour nous reconstruire, pour nous comprendre, pour comprendre et accepter nos parents tels qu’ils sont et faire les premiers pas vers notre nouvelle vie.

Gardez bien à l’esprit que nos parents ne sont pas des monstres. Ils ont juste des failles plus grandes et des défauts plus grands que les autres parents.

Nous conseillons à tous ceux qui désirent vivre autre chose que cette vie remplie de souffrances et de sacrifices inutiles, à tous ceux qui désirent arrêter de culpabiliser et être heureux et vivre en paix dans leur tête, de faire appel à un psychologue ou à un « coach de vie » pour les aider à devenir autonomes émotionnellement. C’est l’élément le plus vital.

Même si cela coûte de l’argent, une aide extérieure est nécessaire lorsque nous vivons depuis tellement longtemps dans les ténèbres, écoutant sans fin le même refrain.

Nous avons également lu, relu et re relu ces 2 livres, qui ont été d’un grand secours pour prendre conscience de ce qui se passait en nous, autour de nous et pour évoluer dans le sens que nous désirons :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez vous lancer seuls, mais si le courage vous manque, prenez la main de quelqu’un et allez-y ensemble. A plusieurs nous sommes plus forts pour gérer nos peurs et les affronter.

N’hésitez pas à faire également appel au soutien moral de vos amis pour vous aider à traverser ces épreuves. Vous êtes bien entourés si vous ouvrez les yeux et votre cœur meurtri.

ATTENTION : Un ami ne remplace ni un psychologue ni un psychiatre. Et un ami a sa propre vie. Il a le droit de ne pas répondre présent immédiatement et à tout moment.

Nous vous souhaitons beaucoup de courage à tous.

Et une bonne lecture

Partie 1
Partie 2
Conclusion

« Pourquoi aimer les femmes est-ce si difficile ? » Quête d’un chanteur célèbre.

Alerte : peut contenir des propos choquants pour les plus jeunes.

Au tour des femmes de poser la question : pourquoi  est-ce si difficile d’aimer un homme ?

 

 

hahahaha. hahahaha –se tord de rire.

 

 

 

 


Pour moi c’est très simple. Peut-être trop simple.


Est-ce normal docteur ?

 

Ce que la vie m’a appris c’est que nous cherchons tous l’amour. Mais chacun a sa propre définition de l’Amour.

La plupart des femmes croient encore aux contes de fées et espèrent trouver dans leur compagnon, le prince charmant sur son destrier blanc. Au bout d’un certain temps, généralement après quelque temps de vie commune ou de fréquentation, elles se retrouvent non pas face au prince charmant mais face à un crapaud pas bien appétissant. (c’est réciproque dans l’autre sens pour les hommes également)

 

« quoi ? j’ai épousé un crapaud ? » / « je vis avec un crapaud ? au secours ! »  et part en courant
« on m’aurait menti ? T’es qui toi ? Rends moi mon prince ! où est mon prince charmant ? Prrriiinnnnccceeeeeeeeee charmaaaaaaaaaannnnnnnnnnnnttttttttttt ! »

 

STOP! STOP! STOP!

Dans la vie réelle, les princes charmants n’existent pas. C’est dû à un défaut de fabrication imaginaire venant des comptes de fée à la Disney. Il est d’ailleurs de plus en plus difficile de séparer dans notre quotidien la vie réelle de la vie imaginaire, grâce à tous ces médias qui nous ont envahis.

« Oh t’as vu ? Le prince de galles m’a accepté comme amie ! Nous sommes désormais amis pour la vie et nous allons nous battre ensemble et sauver le monde ! NOUS SOMMES INVINCIBLES !! »

Non. Non. Non. Ça c’est imaginaire. Qui a vu un monstre pareil dans la vie réelle ? Si vous l’avez vu, montrez-le-moi. Ok il existe des êtres humains qui se comportent comme des montres mais ils ne font pas cette taille-là ni n’ont ce visage-là. Quoi que… je me le demande parfois !

 

Alors pour quelles raisons est-ce si difficile d’aimer dans la vie réelle, quand les rencontres virtuelles sont si faciles ?

D’abord parce que nous redoutons tous (ou presque) le rejet. Par manque de confiance en soi principalement. ce que la société humaine accentue d’année en année.

Les femmes espèrent trouver un homme tendre (ou pas, suivant les goûts), tolérant, compréhensif, qui s’intéressent à elles, même après 25 ans de vie commune et  5 accouchements ^_-, qui soient honnêtes avec elles et fassent tout ou presque avec elles.

Non messieurs, nous n’aimons pas vous accompagner aux toilettes. (>__<’’’ yurk j’ai trop d’imagination)

Et surtout qu’ils soient fidèles.

(Si vous trouvez un homme beau, honnête, intègre et attentionné, amenez le moi. je l’empaille !)

 

 

Et les hommes qu’attendent-ils ? Certains attendent une mère, d’autres une boniche, d’autres une partenaire sexuelle, d’autres que la femme leur foute la paix (50 questions par minutes c’est beaucoup trop . . . même pour moi) . . .

Bref les deux ne sont pas très compatibles comme ça. Alors que se passe-t-il pour les couples qui réussissent ? Ils font des compromis. Une relation ne peut jamais aller tout le temps dans un seul sens. Généralement, il ne suffit pas pour l’un des deux partenaires de faire tous les efforts. Si c’est le cas, la relation finit de toute façon par casser tôt ou tard.

 

En fait, Aimer une femme c’est très facile : ^___^

Pour les extraverties (celles qui aiment être sous le feu des projecteurs) : être attentionné, toujours participer à leurs activités,  leur offrir des cadeaux, prévoir des fêtes et des sorties.

Pour les introverties : respecter leur indépendance et leurs moments de solitude (à condition que cela soit équilibré. Si elles veulent rester seules tout le temps il y a un problème), être tendres mais pas trop attentionnés (« ça va ? » « tu boudes ? » 100 fois par jour ça soule j’en sais quelque chose). Les introverties ne boudent pas. Elles sont dans leur monde.

Astuce : D’ailleurs si vous croisez une introvertie dans la rue et qu’elle vous ignore ne boudez pas, ne vous vexez pas. Mettez-vous devant elle pour vous faire remarquer. Et là elle sortira normalement de son monde intérieur. ^____^ … souvent en grognant. mdr

Pour le côté social des introvertis, il y a tellement à dire que je vous conseille de lire les livres à leur sujet (le plus pertinent qui a attiré mon attention c’est “Le discret amoureux”). Cela dépend des caractères. Certains introvertis ont besoin de plus de social, d’autres pas du tout de social. Le mieux c’est de leur demander ce qu’elles font de leur temps libre. Vous saurez si le social a une importance ou non.

A quasiment toutes les femmes : leur dire que vous les aimez. Car c’est ce qu’elles attendent. (évitez avec moi merci. ^^ je préfère les actions aux paroles :p)
Et s’il vous faut plusieurs partenaires messieurs, quelle que soit la pression que vous recevez, ne le dites jamais. Ne les faites jamais se rencontrer. Ne les acceptez pas sur facebook ou twitter ou tout autre site. N’allez pas sur meetic à moins de vous être bien déguisé.

Astuce pour les femmes en couple avec enfants : ce n’est pas parce que vous avez eu des enfants ensemble que monsieur ne ressent plus rien. Si vous voulez le garder il vous faudra faire un effort pour le combler sexuellement. Je vous laisse négocier la fréquence des rapports. ^__^

Certaines femmes acceptent la « polygamie ». Avec elles il vaut mieux rester honnêtes et franches et tout leur dire. Ne vous faites pas de films messieurs. Elles sont très rares.
Et vous mesdames : regarder une autre femme, comme il vous arrive de regarder un autre homme n’est pas un crime. Pas la peine d’assassiner votre conjoint ou la femme qui est admirée pour cela. S’il reste avec vous c’est vous qu’il a choisie.
Et pour finir. A toutes les femmes : la promesse d’un homme ne vaut rien. Arrêtez de croire au monde merveilleux de Mickey si vous désirez éviter de ressentir la déception, la jalousie, la haine et l’envie.

 

Il y a beaucoup de définitions de l’Amour. Pour connaître la votre demandez-vous qu’est-ce qui est le plus important pour vous? Imposer vos sentiments et vivre absolument quelque chose avec l’être que vous aimez? ou respecter les sentiments de l’autre quels que soient vos sentiments et être heureux parce que l’autre est heureux tout simplement, quels que soient ses décisions?
Pour moi si l’autre est heureux avec un(e) autre sans moi, je serai heureuse pour lui. L’amour n’est une souffrance que lorsque nous agissons de manière égoïste et égocentrique. A méditer… ^__-
ou pas :p

Parents – enfants : les relations à l’âge adulte

“J’ai senti venir la fin.
J’ai fait tout mon possible pour l’éviter.
Je me suis menti à moi-même, espérant, priant,
Seule dans le noir, que cela n’arrive jamais.

Et pourtant j’aurais dû le comprendre il y a des années.
C’était inévitable.
C’était tout simplement inévitable.”

En tant qu’enfant je me suis posée des questions.
En tant qu’adulte je cherchais juste à comprendre. Pour finalement trouver que ce que j’avais déjà analysé et découvert par moi-même, était sain, était réel et judicieux. Avec le temps, j’ai réalisé que je n’étais pas la seule dans ce cas. Ce n’est la faute de personne. C’est juste la Vie qui est comme ça.

Je souhaite partager cet article avec ceux et celles qui en auront besoin:
http://www.35ans.fr/abandonner-ses-parents-est-un-crime-imaginaire/

Un seul conseil : n’hésitez pas à vous faire aider par des vrais psychologues si vous sentez ne pas y arriver seuls.

Un autre article tout aussi intéressant mais plus court
http://www.35ans.fr/apprendre-nos-enfants-senvoler-valeur-mere/
Bon courage à tous les enfants qui désirent devenir des adultes indépendants.
Bon courage à tous les parents qui ne sont pas prêts à laisser leurs enfants s’envoler.
Bon courage à nous tous.

Paradoxe humain – paradoxe parisien

Ici à Paris :

1)    Le quai est vide, mais un attroupement (pour ne pas dire un troupeau ^^ ça fait trop mariage à la ferme) s’est formé à un seul endroit.
–    Fait-il froid ?
–    … Non, c’est encore la douceur de l’été.
–    Pleut-il ?
–    … Non, mais ça aurait pu en être la cause.
–    Y a-t-il une célébrité là-bas ? (un autographe please ?)
–    … que dire ? hummmm…  si le tram était une célébrité alors surement que oui :p
–    Mais pourquoi ce groupement si intense ? se connaissent-ils ?
–    Cela aurait pu être la cause… mais non ils ne se connaissent pas.
La même chose se produit dès qu’on attend un moyen de transport en commun : sur les quais du tram ici, mais aussi sur les quais du métro là-bas, sur les quais de la gare, sur les trottoirs pour prendre les bus, à la porte de l’embarcation des avions (comme si la place qu’on vous avait attribuée dans l’avion allait être vendue à quelqu’un d’autre à la dernière minute).
Je n’arrive pas à saisir moi-même cet engouement pour se coller à de parfaits étrangers, qui pour la plupart puent, rotent, crachent et pètent sous nos yeux et notre nez é_è

Le quai est vide… des 2 cotés mais :
Pourquoi le monsieur là il nous pousse pour passer ?
a)    – Il avait envie de nous emmerder ? (dommage pour lui car nous n’avons pas réagi)
– Pourquoi?
– Il est énervé ou frustré (sa copine n’a pas voulu lui faire une fellation ^^) et veut exprimer sa colère mais il n’y arrive pas. Il cherche un exutoire externe même si cette personne ne lui a rien fait.

b)    Son cerveau est trop atrophié pour avoir capté qu’il n’y a personne d’autre que nous sur le quai. ^____^

c)    Il est égoïste et égocentrique « je suis le roi du monde. Regardez-moi. », a peur de perdre 2 secondes pour dévier sa trajectoire comme la plupart des parisiens ou alors ne sait plus aller à droite ou à gauche.

d)    Ou alors il est perfectionniste. fléau de notre société. on va d’un point A à un point B sans détours, sans évolution possible et donc sans rien apprendre.

2)    On s’assied dans le métro :
–    Pourquoi le vieux monsieur à coté prend toute la place, alors qu’il y a de la place ?
–    Parce qu’il est mal poli ? ou alors il se sent trop seul et il veut de la compagnie ?
–    euh… mais si moi je n’en veux pas?
–    oui il aurait pu demander la permission avant mais demander est comment dire…. au dessus de leur forces? Ils ne savent plus demander quoi que ce soit donc ils prennent et sont sans gêne.

–    Pourquoi la personne âgée à coté nous prend pour son bâton de vieillesse ?
–    Euh… ils se sentent seuls ? / nous avons des têtes trop avenantes (faut faire les regards méchants) => qu’est-ce que j’en sais moi ?

–    Pourquoi la dame à coté crie quand elle parle ?
–    Elle est sourde ? Elle veut se faire remarquer ? ou emmerder les autres ? au choix.

une femme sort des affaires de son sac pour étudier, lire, écrire, etc…
–    Par curiosité tu jettes un coup d’oeil
–    oui et en retour je reçois un “c’est très indiscret ce que vous faites”
–    c’est vrai que c’est indiscret? ^^
–    ah oui? depuis quand les transports en communs sont des endroits privés? ^___-

3)    Le feu est rouge.
–    Euh… pourquoi les voitures continuent-elles à passer ?
–    Les chauffeurs parisiens comme les piétons semblent être une majorité de daltoniens?
–    Mais ils ne s’arrêtent pas quand le feu est vert non plus.
–    Euh. . . Parce que leur vision est à court terme. (comme tout le reste aussi d’ailleurs ^^).
Ils pensent gagner du temps, ils doublent une voiture mais créent un embouteillage qui leur fera perdre 2h au lieu de 3-5 min.
–    ou Parce qu’ils ont été éduqués pour penser individuellement et ont oublié les valeurs de la vie en société.
–    ça c’est sûrement plus proche de la réalité que les autres hypothèses. ^^

4)    C’est quoi un chef de projet ?
–    Dure question… se gratter les couilles ? faire savoir au monde entier qu’on a la science infuse pour avoir réussi à être à ce poste alors que la plupart des personnes n’ont pas les compétences requises ? lol
–    Tu n’as pas de couilles et tu as été chef de projet. ^_-
–    Viii dans une vie antérieure. ^^ ok, ok, range le bazooka. plus sérieusement?
Un chef de projet :

  • sait déléguer
  • est organisé
  • sait planifier, gérer les retards, anticiper les risques, négocier et estimer le travail
  • sait évaluer la charge de travail en fonction de ses collaborateurs
  • connait toute la partie technique et sait développer, tester et recetter
  • sait féliciter son équipe pour ses réussites
  • sait gérer les crises internes
  • ne dit pas oui bêtement à tout ce que ses supérieurs voire le métier lui demandent
  • sait motiver son équipe tous les mois
  • sait gérer le stress tout en ne le faisant pas partager à son équipe
  • a une documentation à jour pour toutes les applications
  • organise des points hebdomadaires d’avancement sur les projets avec son équipe
    J’oublie surement d’autres points.
    Ah pardon ça c’est l’ancienne version du chef de projet.
    Aujourd’hui? euh…ce n’est plus ça du tout c’est sur. la méfiance règne partout, donc les crises/tensions se multiplient dans les services et le travail en équipe en prend un sacré coup. Il faudra sûrement que je me reformate au chef de projet actuellement en vogue. ^^
    … … mais je n’ai pas envie de perdre une bonne méthode de travail. é_è

J’ai eu la malchance de travailler avec des chefs de projets (bizarrement c’étaient des hommes) qui me disaient à chaque fois « nous faisons comme ça depuis le début. C’est trop tard pour changer ».
Et à chaque fois cette phrase m’a énervée. Avec le temps les choses peuvent changer.
La dernière fois j’ai répondu : « et c’est bien de faire comme ça ? cela fonctionne bien je suppose ? … Non ? Ah bon? … et vous voulez continuer comme ça ?
–    oui.
–    . . . c’est vous le chef de projet. Mais c’est sans moi. Bye bye. »
eh oui je suis partie alors que c’était un poste de travail très intéressant.

5)    Les chauffeurs de taxi
–    Les chauffeurs de taxi disent qu’ils sont en crise. Qu’ils n’ont pas de clients, etc…
–    En même temps quand le client demande à un taxi disponible de le payer par carte bancaire les réponses sont trop souvent :
o    On ne prend que les espèces
o    – Il n’y a pas de terminal.
– Votre vignette sur le parebrise indique que vous avez un terminal (de plus tous les taxis G7 en ont un c’est obligatoire)… si la course dépasse 15 euros vous devez accepter la carte, non ? O_o
– NON !
– Ah bon… ~T___T~
o    Voyez avec mes collègues
O_o -_-”’

Il est interdit par la loi à un taxi de refuser la carte bancaire alors qu’il est équipé d’un terminal. Ils font ça pour le pourboire et pour une histoire de 2.5% soit environ 1 euro sur une course de 40 euros !!!

Mais qui va faire respecter la loi ? Personne, car les fonctionnaires auprès desquels il faut porter plainte finissent leur journée à 16h et ne travaillent pas le samedi. Aller porter plainte ok, mais du coup quand ? Ce ne sont pas eux qui paient les jours qu’on doit poser pour nous déplacer jusqu’à leurs locaux.

–    Quand vous faites signe à un chauffeur de taxi disponible :

  • Soit il s’arrête (meilleur des cas mais rare)
  • Soit il vous ignore (je ne vous vois pas. non vous n’êtes pas là)
  • Soit il vous fait un signe de refus (pourquoi dispo si ce n’est pas le cas ?)

Conclusion : utilisez les transports en commun, prévoyez des sous ou commandez un taxi en avance ce qui coutera plus cher (compter 10 euros de plus en moyenne) mais qui vous permettra de payer par carte bancaire.

Un jour j’ai commandé un taxi et j’ai eu la chance de tomber sur un chauffeur honnête. La course m’a coûté moitié moins cher que d’habitude. Pour dire le fric qu’ils font même chez les taxis g7 O_o
J’ai essayé de remonter l’information mais la société s’en moque. pour eux les tarifs normaux sont le double. Je préfère les taxis honnêtes. ^^

6)    une carterie près du boulevard Haussmann, ouverte jusqu’à 19h00 attire notre regard. Nous souhaitons acheter  des cartes, mais à la caisse, alors que nous sommes les seuls clients, une surprise nous attend :
carterie, caissier:
–    Il est 17h, je vais vous demander de patienter. je dois fermer ma caisse.
demande polie, compréhensible. Nous attendons 10 minutes sans aucun mouvement d’ouverture de caisse et sans aucune explication de la personne qui passe et repasse devant nous. Nous interceptons finalement le même monsieur, lui rendons les cartes que nous avons sélectionné et en guise d’au revoir :
–    Nous repasserons un autre jour … ou pas. (ressenti : è_é affiché : ^___^)

D’autres paradoxes suivront sûrement ^^ le monde en est rempli, Paris surtout 🙂

“Quels seront vos regrets sur votre Lit de Mort?”

– Ahem… hemmm… c’est quoi cette question?
– Imaginez vous sur votre lit de mort
– pas moyen. je n’agoniserai pas. Je crèverai d’un seul coup. mwahahahaha c’est moi qui décide :p
– Ok Imaginez que vous allez crever dans 5 minutes. Quels seront vos regrets?
– Euh… aucun?… A ce jour je n’ai qu’un seul regret qui ne pourra jamais être effacé puisque la personne concernée est morte.
– Aucun?
– Nope
– Sérieusement…
– Sérieusement, je ne veux avoir aucun regret. Si vous accomplissez ce que vous souhaitez tant mieux. Si vous n’avez pas accompli vos désirs, il n’y a pas à avoir des regrets à partir du moment où vous avez essayé de les réaliser.
Si c’est tout, bye bye. J’ai des choses plus importantes à faire ^_-
– Du genre ?
– Me laver les cheveux mwahahahaha

 

Ce que la vie m’a appris c’est, qu’en tant qu’adulte, quoi qu’il arrive, quelles que soient les personnes qui essaient d’interférer (même si ces personnes sont les parents), j’ai la responsabilité de ma vie et de mon avenir.
“Je veux vivre autre chose que cette vie”. J’ai souvent pensé cela. Mais ce n’est pas la bonne phrase. La phrase à se dire et répéter est : Qu’est-ce que TU veux vraiment dans ta vie ?
Quand j’y réponds je fixe mes objectifs. En les fixant je commence déjà à voir le chemin à parcourir. C’est donc à moi de dégager la voie que je veux suivre et à m’y tenir.
Les “Tu n’y arriveras pas”, les “c’est une perte de temps”, les “ce n’est pas pour toi, tu t’es regardée dans une glace?” je les ai jetées aux orties il y a longtemps. L’important pour moi c’est d’essayer de toutes mes forces et de voir si je suis capable ou non de faire ce que je décide de faire.
Oui ça fait mal de dire “non” à ses parents, mais en ne le disant pas nous finissons tous par en souffrir. Aucun de nous ne sera heureux.
Oui ça fait peur d’ignorer les opinions des amis, mais en ne le faisant pas nous ne trouverions jamais quelle est notre force, quel est notre don. Puis les amis qui vous enfoncent et vous disent que vous ne pouvez pas le faire, est-ce que nous pouvons vraiment les appeler amis ?

Il ne s’agit pas de foncer dans le tas tête baissée, ni d’écraser les autres. Il s’agit de prendre ses décisions en mesurant les risques et en prenant ses responsabilités.

Chaque être humain a des capacités différentes. Ce que je suis capable de faire un autre ne le sera pas. Ce que l’autre sait faire, je peux être apte à n’en faire qu’une partie ou rien. Tout comme je peux faire ce qu’il fait mais de manière différente.

Par exemple, l’homme que j’aime est capable de chanter et danser y compris devant d’autres personnes. Bien que j’aime chanter et danser je sais que je ne veux pas devenir chanteuse parce que je n’ai pas le talent. Je chante et danse par plaisir chez moi. Comme ça j’évite de casser les oreilles des autres personnes (t’es sure de ça ? et les voisins ? lol)
Et soyons réalistes je n’ai pas la grâce nécessaire pour danser. ^_-

 

Bref tout ça pour dire que si vous avez des projets, des désirs, prenez votre vie en main. Ne laissez personne décider à votre place. Ce n’est en aucun cas aux autres de décider de ce que vous devez devenir ou de ce que vous pouvez devenir. Ce sera votre choix et votre responsabilité.

Je parle bien aux adultes. Les ados et les enfants doivent écouter les parents pour avoir certaines bases avant de se lancer dans la vie d’adulte.

“Imite, assimile et ensuite innove…” Clark Ferry

Fossé des générations

“A la caisse d’un supermarché, une vieille dame choisit un sac en plastique pour ranger ses achats.
La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l’écologie et lui dit:
– Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources !
La vieille femme s’excuse auprès de la caissière et explique :
– Je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste de mon temps.
Alors qu’elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute :
– Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens. C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l’environnement dans votre temps !

Alors, un peu énervée, la vieille dame fait observer qu’à l’époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin.
Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau : les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.
Elle ajoute :
– De mon temps, on montait l’escalier à pied : on n’avait pas d’escaliers roulants et peu d’ascenseurs. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues : On marchait jusqu’à l’épicerie du coin. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
On ne connaissait pas les couches jetables : On lavait les couches des bébés. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde. On avait un réveil qu’on remontait le soir. Dans la cuisine, on s’activait pour préparer les repas ; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu’EDF en produit.
Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique. On n’avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou auto-portées : On utilisait l’huile de coude pour tondre le gazon. On travaillait physiquement; on n’avait pas besoin d’aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l’électricité. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
On buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif. On n’utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter. On remplissait les stylos dans une bouteille d’encre au lieu d’acheter un nouveau stylo. On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l’école à vélo ou à pied au lieu d’utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 H sur 24. Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d’une année sur l’autre, les crayons de couleurs, gommes, taille-crayon et autres accessoires duraient tant qu’ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée. Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d’aujourd’hui.

ALORS VIENS PAS ME FAIRE CHIER AVEC TON MOUVEMENT ECOLOGISTE !

Tout ce qu’on regrette, c’est de ne pas avoir eu assez tôt la pilule, pour éviter d’engendrer la génération des jeunes cons comme vous, qui s’imagine avoir tout inventé, à commencer par le travail, qui ne savent pas écrire 10 lignes sans faire 20 fautes d’orthographe, qui n’ont jamais ouvert un bouquin autre que des bandes dessinées, qui ne savent pas qui a écrit le Boléro de Ravel. (pensent même que c’est un grand couturier), qui ne savent pas mieux où passe le Danube quand on leur propose Vienne ou Athènes, etc. mais qui croient tout de même pouvoir donner des leçons aux autres, du haut de leur ignorance crasse!
MERDE à la fin !”